Août 2010
LE MEILLEUR DES MONDES DES DONATEURS « EMERGENTS » ET LEUR APPUI AU DEVELOPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES
Le prochain numéro de La Lettre du NORRAG (n° 44) sera consacré à l’analyse des nouveaux partenaires pour le développement, parfois appelés donateurs émergents. Ce terme n’est pas toujours pertinent dans la mesure où il est souvent employé en référence à l’Inde, la Chine ou la Corée du Sud, qui sont depuis longtemps impliquées dans la coopération au développement. Ces nouveaux acteurs de l’aide au développement sont aussi appelés parfois donateurs hors Comité d’Aide au Développement (CAD). C’est également une façon trompeuse et plutôt négative de définir ce groupe très divers, car certains de ces nouveaux partenaires de l’aide au développement font partie des nouveaux Etats européens, d’autres sont des membres de l’OCDE mais pas de son CAD. Certains font partie des Etats du Golfe et d’autres du groupe appelé BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Et il y en a bien d’autres.
Ce numéro ne traite pas du monde très divers et complexe de l’aide du secteur privé et des fondations, qui pourrait être analysé dans un prochain numéro de La Lettre du NORRAG. Nous nous intéressons ici à l’ensemble des acteurs bilatéraux non traditionnels, de l’Inde à l’Indonésie, du Chili à la Chine et de la Turquie à la Thaïlande.
L’ensemble de ces donateurs non traditionnels et récents est large, et certains d’entre eux représentent des pays où les membres de NORRAG ne sont pas nombreux, comme par exemple la Corée du Sud, la Russie et l’Arabie Saoudite. Dans d’autres cas – en Afrique du Sud, en Inde, en Chine, au Chili et au Brésil –, les membres sont en plus grand nombre.
Cette analyse sera orientée par les questions suivantes :
- Dans quelle mesure les approches et modalités de ces donateurs sont-elles différentes de celles des donateurs plus traditionnels du CAD (bien qu’il y ait une diversité importante au sein même de ce groupe) ?
- Dans quelle mesure cette aide est-elle conditionnée et quelle est l’importance des experts nationaux de ces pays dans la distribution de l’aide ?
- Comment ces nouveaux donateurs sont-il perçus dans les pays où ils interviennent ?
- Dans quelle mesure cette nouvelle coopération est-elle régionalement orientée et dans quelle mesure traverse-t-elle les continents comme le soutien du Brésil à certains pays africains ?
- Qu’ont les donateurs plus anciens à apprendre de ces nouveaux partenaires pour le développement ?
- Les chercheurs et les consultants de pays associés aux donateurs du CAD jouent-ils un rôle de conseiller pour certains de ces nouveaux partenaires pour le développement
- Que signifie l’essor de ces nouveaux donateurs pour la coordination des donateurs ?
- Ces nouveaux partenaires pour le développement sont-ils impliqués dans les pays où interviennent les deux partenaires de NORRAG, ROCARE (en Afrique de l’Ouest et du Centre) et RedEtis (en Amérique Latine) ?
Date limite pour l’envoi des contributions : 16 août 2010
Longueur des articles : (1 à 2 pages A4, Times New Roman 12, espace simple)
Langues acceptées : Anglais, Espagnol, Français
Pour plus d’informations merci de contacter Kenneth King, Editeur de NORRAG News : Kenneth.king@ed.ac.uk