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Appel à communication N°2 de la revue de vulgarisation

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PRIVATISATION ET DECENTRALISATION DE L’EDUCATION : LES TENDANCES EN AFRIQUE
REVUR, n°2

En projection du second numéro de la Revue de Vulgarisation du ROCARE (REVUR), nous avons le plaisir de vous transmettre notre second appel à communication. Encore une fois, les contributions des chercheurs académiciens, membres d’ONG, de structures gouvernementales et praticiens de l’éducation sont les bienvenues.

La thématique devant guider les propositions de communications soumises par les auteurs est la suivante :

Privatisation et décentralisation de l’éducation : les tendances en Afrique.

Souvent critiquée pour être le fruit de politiques néo-libérales, la privatisation de l’éducation a également été étudiée comme source de diversification et d’expansion de l’offre éducative, elle apporte parfois un choix supplémentaire aux familles ou parfois une qualité que l’on ne trouve pas dans les institutions publiques. De la vision néo-libérale et économique de la privatisation aux initiatives privées favorisant l’accès à l’éducation pour tous, cette notion a été largement exploitée. Il s’agira pour les auteurs d’en rendre compte tout en contextualisant son utilisation et en exposant les tensions et enjeux sous-jacents.

La privatisation est parfois décrite comme la dernière étape d’une politique de décentralisation (Rondinelli, Nelson & Cheema, 1984).
D’ailleurs, selon ces auteurs la décentralisation est un processus large, ils la décomposent en quatre types : la déconcentration, la délégation, la dévolution et enfin la privatisation. Chacune de ces formes de décentralisation a ses particularismes et implications. La déconcentration est un transfert de responsabilités de type administratif d’un niveau national à un niveau local. « La déconcentration, quand elle est plus qu’une réorganisation, donne aux agents de terrain, une certaine latitude pour planifier et implémenter des programmes et projets » (p.14). Cette première forme de décentralisation semble avoir été la plus utilisée dans les pays en développement depuis les années 70 (Rondinelli, Nelson & Cheema, 1984).

La délégation « transfère les responsabilités managériales de certaines fonctions spécifiques à des organisations hors des structures bureaucratiques régulières et qui sont indirectement contrôlées par un gouvernement central » (Rondinelli, Nelson & Cheema, 1984, p.19). Les auteurs précisent par la suite que cette fonction de la décentralisation est parfois un moyen d’ôter des fonctions importantes de certaines bureaucraties inefficaces (p. 19).

La dévolution est la forme la plus aboutie de la décentralisation avant de passer à une complète privatisation d’une structure gouvernementale. Elle permet la création d’unités gouvernementales autonomes ((Rondinelli, Nelson & Cheema, 1984, p.24).

L’éducation, soumise aux changements gouvernementaux et sociétaux s’est vue transformée par des dynamiques liées à la décentralisation. Des questions relatives aux enjeux de gouvernance se posent alors : à qui appartient quelle responsabilité ? Les programmes scolaires doivent-ils être locaux, nationaux ? Qu’en est-il des processus d’évaluation ? La libéralisation et la privatisation de l’éducation sont-elles des freins ou des ouvertures à une meilleure qualité ? Etc.
Les auteurs sont alors invités à proposer des articles en lien avec ce concept de décentralisation de l’éducation dans le contexte africain. Ils peuvent mettre en lien ce processus avec d’autres enjeux éducatifs comme présentés précédemment.

Aux Auteurs :
Nous remercions d’avance les auteurs de bien vouloir soumettre un article conforme aux normes éditoriales de la Revue de Vulgarisation du ROCARE (REVUR) qui se trouve ici http://www.ernwaca.org/web/Qui-sommes-nous-La-revue-creee-en . L’article ne doit pas dépasser les 1500 mots (abstract non-inclus) et doit avoir une centration en lien avec la thématique du numéro. Les articles seront soumis à une double évaluation avant d’être renvoyés aux auteurs pour modifications si besoin.

Les articles peuvent être reçus en anglais ou en français jusqu’au 30 Octobre 2016 à l’adresse info@rocare.org


Notes aux auteurs du premier numéro de la revue : Le premier numéro a accusé du retard dû au fait que le Comité de relecture a détecté beaucoup de coquilles dans certains articles et qui ne respectent pas rigoureusement les consignes de la revue. La finalisation est en cours et sera disponible sous peu.

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