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Unesco-Bamako - Enseignement supérieur en Afrique : Le grand défi de la qualité

mercredi 7 septembre 2011


Les technologies de l’information et de la communication offrent une opportunité inouïe de relever ce challenge.

La capitale malienne abrite depuis lundi une conférence régionale de l’Unesco sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur. Cette conférence marque en même temps le lancement officiel d’un projet du Bureau multi-pays de l’organisme onusien à Bamako sur la reforme de l’enseignement supérieur dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Une grande attention doit être accordée à la gouvernance au sein des systèmes éducatifs.

En rapport avec cette considération, les technologies de l’information et de la communication, la qualité de l’enseignement et de la recherche, la gestion des institutions et l’élargissement de leur accès sont des aspects aujourd’hui considérés comme des priorités. Il en va de la promotion du développement et de la connaissance. C’est ce qui justifie la conférence de Bamako dont le thème est intitulé "Bâtir sur les meilleures pratiques pour accélérer l’amélioration de la qualité de l’enseignement, de l’apprentissage et de la recherche dans l’enseignement supérieur en Afrique".

La rencontre qui s’étendra sur quatre jours est conjointement organisée par notre pays, l’UEMOA et l’Unesco. La cérémonie d’ouverture était présidée par le Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde, son homologue des Postes et des Nouvelles technologies, Modibo Ibrahim Touré, et le représentant résident de l’Uemoa au Mali, François Akoko, étaient présents. La conférence permettra de partager les expériences des institutions impliquées dans l’enseignement supérieur et la recherche en Afrique et qui ont développé des bonnes pratiques dans les domaines abordés par le projet. Celui-ci s’inscrit aussi dans l’initiative globale de l’UNESCO sur l’éducation des filles et l’autonomisation des femmes. Ladite initiative s’attache à favoriser la dynamique des partenariats entre le public et le privé qui pourraient bénéficier aux filles et aux femmes en Afrique.

Le chef du Bureau multi-pays de l’Unesco à Bamako, Juma Shabani, a noté que depuis l’avènement de la société de l’économie du savoir, l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation technologique sont considérés comme des leviers majeurs de la réduction de la pauvreté et de la promotion du développement humain durable. L’Afrique n’est pas la seule partie du monde à devoir engager des réformes pour pouvoir participer pleinement à cette économie du savoir. Plusieurs autres pays et régions ont entrepris des reformes importantes pour revitaliser leurs systèmes d’enseignement supérieur et de la recherche. François Akoko estime que notre sous-région peut relever le défi. L’Uemoa est d’un appui de poids dans ce sens avec diverses initiatives structurantes en faveur de l’enseignement supérieur comme le Projet d’appui à l’enseignement supérieur et le Programme de soutien aux pôles d’excellence régionaux.

Au cours la conférence de Bamako, des experts africains livrent leurs expériences dans le domaine des innovations pour l’enseignement supérieur. Une opportunité dont il faut savoir tirer le maximum de profit pour la réussite du projet conçu pour une durée de 3 ans. Il est financé par l’Uemoa à hauteur de 6,5 milliards Fcfa et mis en œuvre par l’Unesco à travers le Bureau multi-pays de Bamako. Juma Shabani a rappelé que les pays de l’Union ont pris plusieurs engagements pour la mise en œuvre de la reforme Licence-Master-Doctorat (LMD). Au nombre de ces engagements, l’application des normes internationales de qualité pour la délivrance des diplômes, la mise en place de mécanismes nationaux d’évaluation de la qualité des programmes et la création d’un mécanisme régional de suivi, de coordination et de mutualisation des bonnes pratiques. "Ce projet est la concrétisation d’un rêve commun, répondant au souci de donner à la jeunesse les moyens de faire face à un monde en constante mutation", a jugé François Akoko.

En ouvrant les travaux, le Premier ministre Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, a expliqué que les politiques d’assurance qualité présentent des insuffisances dans nos pays. Il faut donc revoir les normes de qualité en examinant les capacités organisationnelles des institutions, la qualité des programmes éducatifs, les atouts de l’administration, les politiques et procédures académiques, la qualité du corps enseignant et les infrastructures. Il est attendu de la conférence l’élaboration d’un plan d’action pour la mise en œuvre du projet. Ce plan sera bâti sur la base de la situation réelle de l’enseignement supérieur et de la recherche dans les pays membres de l’Uemoa. Il sera soumis pour une analyse approfondie aux ministres en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de la communication et des nouvelles technologies lors d’un panel ministériel prévu pour aujourd’hui, toujours à Bamako.

Source : L’essor du Mali

 
 
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