| ANNEXE C : Conduite des groupes de discussions
Caractéristiques des participants et stratégie de gestion
La conduite des groupes de discussions dirigées demande une certaine maîtrise, compte tenu des personnalités différentes auxquelles l’animateur ou l’animatrice a à faire face :
►►► La séance avec les avis conforme à la majorité : Les membres du groupe se conforment à l’opinion de la majorité. Le danger est que les membres du groupe donnent des réponses qui s’accordent simplement avec ce que les autres ont dit et partant n’expriment pas leur véritable opinion. Ceci est particulièrement problématique dans la mesure où il est difficile de déterminer si les participants sont en train de conformer leurs idées à celle des autres ou s’il existe un véritable consensus.
Stratégie : Encourager lors de l’ouverture des participants qui ont montré qu’ils ne sont pas d’accord et témoignent du respect devant les opinions divergentes.
►►► La séance de groupe ennuyeuse : Un manque général d’enthousiasme et de participation dans le groupe. Cette apathie chez les membres du groupe peut être due à des facteurs externes à la situation du groupe. Par exemple, les participants ont pu se sentir forcés d’assister au groupe, ou ont une attitude suspicieuse face à la méthode employée, ou les participants ne sont pas qualifiés pour ce genre de discussion. Toutefois l’apathie peut également venir de facteurs internes au groupe. Peut être que si le groupe est trop large, les différentes interactions sont invisibles, peut être est-il trop organisé, pas assez souple, et ainsi toute spontanéité est déroutée. Le ton de l’animateur est peut être trop formel, intimidant les participants ou trop décontracté et sembler bidon pour le groupe. L’allure peut être trop rapide, empêchant la participation de ceux qui prennent le temps de réfléchir ou au contraire trop lente et les participants sont ennuyés.
Stratégie :Organier le groupe, de manière réaliste et attentive, afin d’éliminer tous les facteurs externes pouvant contribuer à l’apathie du groupe. Recruter un animateur compétant qui a de l’expérience lui permettant de résoudre de nombreux problèmes internes. En plus, il y a d’autres méthodes qui peuvent stimuler un groupe ennuyeux.
- Si le sujet ne semble pas intéressé, on peut créer de l’enthousiasme en demandant au groupe de traiter le sujet comme un roman et de créer des petites réflexions personnelles autour de ce thème ;
- Si le sujet semble trop théorique pour les participants ou s’ils ne sentent pas assez concernés, on peut avoir recours à du matériel tels que les images de situations se rapportant au domaine traité, ce qui donne un aspect plus concret ;
- Si le sujet semble trop intimidant ou personnel, on peut encourager les membres à parler en utilisant des techniques projectives ;
- Dans certains cas, la participation peut être plus dynamique si l’animateur confronte les participants ;
- De temps en temps il faut faire une pause, ce qui permet aux participants de se déplacer et de parler entre eux, ces propos pourront plus tard être débattus en public. En plus, l’animateur peut ainsi récupérer et éventuellement consulter les autres membres de son équipe, afin de repartir d’un pied neuf.
►►► Le leader : Cette personne lance la conversation, défend une position, cherche à influencer les autres, et veut avoir le dernier mot.
Stratégie : Ne pas avoir de contact des yeux avec le participant dominateur, ou lui tourner le dos. Appeler d’autres membres du groupe (par leurs noms). Si c’est nécessaire dire poliment au participant dominateur que bien que ses réflexions soient intéressantes les idées des autres vous intéressent également.
►►► Le contre leader : Cette personne défend une position opposée à celle du leader et cherche à influencer les autres.
►►► Le leader associé : Cette personne appuie le discours du leader et recherche la reconnaissance de celui-ci.
►►► Le contre leader associé : Cette personne appuie la discussion du contre leader et recherche la reconnaissance de celui-ci.
►►► Le marginal : Cette personne dévie la conversation, ne respecte pas les règles implicites du groupe, cherche à attirer l’attention mais est souvent remise à sa place par le groupe.
►►► Le temporisateur : Cette personne recherche le consensus, est nuancé, tient un discours de négociation entre les positions extrêmes du leader et du contre leader, fait réfléchir le groupe et l’amène à un certain niveau de profondeur.
►►► Le passif ou le timide : Cette personne reste passive, soit parce qu’elle manque de confiance en elle-même, soit parce qu’elle a peur d’être rabroué par le groupe, soit parce qu’elle décide de ne pas s’impliquer, en restant observatrice. Elle hésite à prendre la parole, est en général timide et anxieuse dans les situations de groupe.
Stratégie : Utiliser le contact des yeux avec la personne timide pour l’attirer dans la conversation et pour montrer que vous êtes intéressé par ce qu’elle dit. Observer de près le participant timide pour voir quand il est prêt à prendre la parole. Si c’est nécessaire trouver une question facile et neutre et encourager une réponse directe. Si le participant devient trop mal à l’aise, continuer à lui parler à nouveau un peu plus tard.
►►► Le participant expert : Il s’agit d’une forme spéciale de domination. Même si cette personne ne cherche pas à dominer le groupe, les autres vont s’en remettre à elle et donc étouffer leurs propres opinions.
Stratégie : Déterminer si le participant est un véritable ou un pseudo expert. Pour le vrai expert, rappeler-lui que tous les commentaires sont importants et que les autres personnes doivent également contribuer, ou demander à l’expert de ne répondre qu’après que les autres se soient exprimés. Il peut également être utile de commencer par dire « je sais que Mawdo est probablement au courant… ». Si la personne est un pseudo expert demander aux autres membres du groupe de commenter ses réponses. Peut être faudra être énergique et le défier de répondre dans la mesure toutefois où le groupe le tolère.
►►► Le participant verbal : Cette personne s’éternise souvent sans fin ni but, probablement un compulsif ou un grand nerveux.
Stratégie : Etre plus directif, utiliser des questions approfondies appelant des réponses spécifiques et concrètes. Ramener le participant au sujet traité ou interrompre poliment en lui rappelant qu’il vous faut couvrir de nombreuses questions sur un temps limité. Faites-le avec diplomatie sans offenser le participant.
►►► Le participant qui est à coté du sujet : Cette personne fait des commentaires qui ne se rapportent au sujet traité et peut faire dévier le reste du groupe. Peut-être qu’elle ne connaît pas le sujet, qu’elle est nerveuse ou simplement qu’elle n’a pas écouté.
Stratégie : Essayer de reposer la question ou de la paraphraser ou alors revenir à cette question un peu plus tard.
►►► Le participant dont les propos sont incomplets : Cette personne donne des réponses partielles, sinon des non-réponses telles que « je ne sais pas ». Son attitude généralement vient d’un manque de confiance ou d’une très forte anxiété.
Stratégie : Essayer d’établir un bon rapport tout au début de la discussion pour éviter que cette attitude ne se manifeste tout au long de la séance. Essayer de poser la question en d’autres termes pour plus de précision. Ou alors faire appel à d’autres techniques de sondage.
►►► Le participant embrouillé : Cette personne semble embrouillée ou dépassée. Elle/il le communique verbalement et non verbalement.
Stratégie : Reconnaître le fait (« vous semblez embrouillé »). Essayer de reformuler la question ou peut être de donner un exemple. Essayer de reposer la question plus tard.
►►► Le participant excessivement positif : Cette personne est enthousiaste et positive dans toutes ses réponses. Il /elle veut vous plaire, vous dire ce qu’il ou elle pense que vous aimeriez entendre.
Stratégie : Rappeler au participant ce qui a été dit pendant la mise en train : que vous voulez entendre des propos positifs et négatifs. Essayer de jouer à l’avocat du diable (« J’ai entendu des gens dire le contraire… »). Ou alors utiliser la technique de la troisième personne (« Et à propos des autres gens que vous connaissez, à votre avis qu’est ce qu’ils pensent ? »).
►►► Le participant négatif : Cette personne est négative dans toutes ses réponses, il/elle utilise peut être cette interview pour épancher des années de frustration et d’hostilité. Il peut être déterminé à ne vous donner aucune information ou idées favorables.
Stratégie : Etre prudent, éviter de réagir par la défensive. Essayer de désarmer le participant en reconnaissant ouvertement son hostilité à l’attitude négative (« Cela semble vous mettre en colère. C’est bien ainsi, car j’aimerais savoir ce que vous éprouver vraiment… »). A l’instar du cas précédant, jouer à l’avocat du diable ou enquêter par la technique de la troisième personne.
►►► Le participant hostile : Cette personne vous attaque personnellement.
Stratégie : Là aussi prudence, essayer de désarmer le participant en reconnaissant ouvertement la situation. Ne réagissez pas de manière défensive. Essayer des minutes de silence. C’est à elle qu’il incombe d’expliquer les raisons de « l’attaque ».
►►► Le participant perturbateur : Cette personne dérange l’équilibre de la conversation en disant par exemple que les idées de cette personne sont fausses ou que les questions de l’animateur sont stupides.
Stratégie : Essayer de rétablir rapidement la discussion, demander aux autres participants de commenter les propos en question (« Encore que cela peut être dangereux si ce propos a embarrassé et fâché quelqu’un »). Ou alors présenter un autre point de vue, (« C’est intéressant, mais j’ai entendu certaines personnes dire que… »). Ainsi vous donnez aux participants la possibilité de choisir leur camp et de continuer la discussion.
►►► Le participant questionneur : Cette personne continue à demander à l’animateur de donner son opinion et son sentiment.
Stratégie : Avancer le manque d’expérience ou expertise concernant le sujet, si ce n’est pas le cas, le reconnaître (« Bien sur, comme tout le monde j’ai mon opinion sur le sujet, mais notre but aujourd’hui est de trouver ce que vous pensez… »). Si c’est nécessaire, proposer de donner votre opinion après la discussion. Une autre manière d’approcher le problème est de chercher à connaître les sentiments qui ont poussé le participant à poser la question. Essayer de reposer la question en groupe.
Voici certains aspects clés dont il faut tenir compte en planifiant les focus groups. Les focus groups exigent des modérateurs et des rapporteurs formés. Trois types de personnes sont nécessaires pour réaliser un focus group :
- Les recruteurs qui doivent trouver et inviter les participants ;
- Les modérateurs qui animent les discussions de groupe ;
- Les rapporteurs qui répertorient les thèmes discutés, prennent note des réactions des participants et s’assurent que toute la discussion est enregistrée au magnétophone. Ils peuvent aider à transcrire les discussions enregistrées.
Dans la mesure du possible, les focus groups devraient être réalisés par une personne qui a déjà une certaine expérience de la technique, qui connaît la population cible et la culture en question. Si des professionnels qualifiés ne sont pas disponibles, il est impératif d’organiser plusieurs séances pratiques durant lesquelles les modérateurs seront formés à :
- Introduire les thèmes à discuter ;
- Obtenir la confiance des participants ;
- S’assurer de la participation de tous les membres du groupe ;
- Faciliter la discussion entre les membres du groupe ;
- Contrôler le rythme de la discussion ;
- Etre sensible à la communication non verbale.
Les rapporteurs doivent recevoir une formation portant sur les éléments suivants :
- Aider le modérateur à noter l’information générale sur les participants ;
- Observer et noter la dynamique du groupe et autres réactions et interactions subtiles pouvant intéresser l’analyse ;
- Elaborer un système pour identifier tous les participants et attribuer des chiffres ou des lettres à chaque participant en guise d’identifiants et faire un plan de la manière dont ils sont assis.
Rôle de l’animateur ou de l’animatrice
La personne, qui anime un groupe de discussion a un rôle capital à jouer sur plusieurs plans :
- Elle doit créer la dynamique du groupe en mettant les participants en confiance, tout se joue dans les 10 premières minutes ;
- Elle doit diriger la dynamique du groupe, en respectant la grille d’entrevu et en maintenant les débats à l’intérieur des thèmes identifiés ;
- Elle doit poser des sous questions visant à amener les participants à faire part de leurs expériences et à se révéler dans leur vécu personnel ;
- Elle doit éviter ce qu’il est convenu d’appeler la contamination du groupe. A cette fin, plusieurs conseils peuvent lui être utiles :
- Repérer le plus vite possible le temporisateur et lui donner la parole chaque fois qu’il le demande ;
- Donner la parole à tout le monde et couper, au besoin, la parole aux leaders et aux contre leaders, qui prennent beaucoup de place dans le groupe ;
- Aller chercher les timides ou les passifs en les invitant à s’exprimer ;
- Utiliser l’effet caricature pour repositionner le groupe, afin d’éviter les affirmations extrémistes (l’effet caricature consiste à exagérer la position des participants pour les amener à plus de nuance). Voici un exemple :
Participants : « dans le passé, on respectait les aînés, les enfants obéissaient à leurs parents, il y avait des valeurs qui guidaient tout le monde dans le droit chemin »
Animateur : « si je vous comprends bien, il n y avait que des bonnes choses dans le passé et dans la tradition »
- Employer le STOP pour permettre au groupe de décanter ses émotions. Voici un exemple :
Participants : Ils discutent de la polygamie. Certains se sont enflammés et accusent un participant de n’être pas un homme, par qu’il aborde les aspects négatifs de la polémique.
Animateur : Doit faire un STOP. Il effectue une courte synthèse des points de vue exprimés et relance le débat avec une nouvelle question, après avoir exhorté les participants à plus de calme et au respect des différents points de vue.
Cadre pour le groupe
Les locaux devraient permettre aux participants de se sentir en privé.
- Choisir un endroit où on n’a pas de problèmes pour entendre quand les participants parlent ;
- Choisir un endroit confortable ;
- Choisir un cadre neutre ;
- Choisir un emplacement ou les participants peuvent se rendre facilement.
Temps nécessaire pour un focus group
En général, la durée des groupes focaux varie entre une et deux heures. La durée jugée idéale est d'une heure et demie. Après, les participants ont tendance à se fatiguer. La durée dépendra aussi de la réussite des débats, de leur degré d'animation et de l'intérêt que le groupe porte à la poursuite des travaux. Nous vous conseillons de rédiger votre guide de questions en prévoyant une durée d'une heure mais en informant les participants que cela pourra durer un peu plus longtemps.
Un compte rendu de 15 minutes impliquant tous les participants devrait immédiatement suivre chaque discussion. Plus tard, un compte rendu complet est mené en présence de l’ensemble de l’équipe de recherche. Cette étape peut aller jusqu’à 2 heures de temps. Par conséquent, il faudra approximativement un minimum de 2 heures et un maximum de 4 heures pour mener un groupe de discussions dirigées.
Début de séance d’un focus group
Souhaitez la bienvenue aux participants, remerciez-les d'être venus et présentez-vous à l'équipe. Si vous travaillez avec une traduction, les propos du modérateur souhaitant la bienvenue doivent être traduits directement aux participants. Cela leur donne l'impression d'être tout à fait concernés par la séance.
- Expliquez le travail de l'équipe. Donnez un aperçu simple du projet sans révéler la nature exacte des questions ;
- Expliquez le rôle des différentes personnes au sein de l'équipe ;
- Expliquez pourquoi les participants ont été choisis. Soulignez l'importance de leur contribution pour l'étude et pour la communauté ;
- Assurez-vous que les gens ont bien compris que les échanges resteront confidentiels ;
- Expliquez, si c'est le cas, que vous ferez usage d'un magnétophone pour mieux vous rappeler ultérieurement ce qui a été dit ;
- Expliquer le fonctionnement du focus group et les règles de base:
- Un focus group est conçu autour de certaines questions ;
- Une séance dure environ une heure et demie ;
- Du fait de la nécessité d'avoir une traduction et un enregistrement sur bande magnétique (si cela est le cas), il est essentiel qu'une seule personne parle à la fois ;
- Parfois, il peut être nécessaire pour un observateur ou le reporteur de vérifier un point avec le modérateur ou s'il y a deux modérateurs, une communication peut s'instaurer entre eux; soyez donc patients ;
- Efforcez-vous de garder la conversation "à l'intérieur du groupe" et d'éviter les apartés qui troubleraient le cours de la discussion :
« Nous souhaitons avoir le point de vue de chacun d'entre vous. Tout ce que vous voulez dire a de l'importance pour nous. Tâchez de donner à chacun son tour de parole. Compte tenu du fait que nous avons beaucoup de choses à discuter en une heure, nous serons parfois obligés de passer à la question suivante, avant d'avoir véritablement épuisé un sujet. Les commentaires vagues ne donnent pas d'informations utiles. Nous pourrions être amenés à vous demander d'éclaircir un point. L'expression "je suis d'accord" sera habituellement suivie d'une demande d'un complément d'explication. Si vous dites "il est difficile...", nous vous proposerons de continuer et de nous dire pourquoi "Il est difficile de..." » ;
- Demander aux membres du groupe se présenter eux-mêmes ;
- Demander s'il y a des questions ;
- Commencer la séance par une question pour mettre les participants à l'aise. Il peut s'agir d'une question qui montre que tous les participants ont quelque chose en commun et qu'ils peuvent parler librement. Ou encore, cela peut être une question très générale à laquelle il est facile de répondre, ce qui va aider à détendre l'atmosphère du groupe.
Pendant l’entretien
L’animateur ou modérateur doit à la fois agir et observer :
- Ecouter les discussions ;
- Eviter de poser des questions à caractère personnel ;
- Profiter des moments de silence, attendez quelques instants pour savoir si quelqu’un reprendra la parole sinon dites : « Est-ce que quelqu’un a quelque chose à ajouter ? » ;
- Utiliser des questions fermées si vous voulez des réponses brèves et précises ;
- Utiliser des questions de fond à la suite des questions ouvertes pour mieux comprendre la manière de répondre des participants ;
- Eviter des questions suggestives qui donnent trop d’informations aux participants et leurs font souvent penser que leur réponse est correcte ;
- Demandez aux participants d’expliquer certaines observations basées sur des mythes et des constats erronés en posant la question : « Pouvez-vous m’expliquer cela ? » ;
- Eviter que les participants se coupent la parole, ou que deux personnes parlent en même temps ;
- Faire en sorte que tout le monde puisse s’exprimer ;
- Privilégier les personnes qui ne sont pas encore manifestés dans les tours de parole.
L’observation consiste à garder une distance par rapport à l’action en cour. A cette fin, il faut :
- Observer le non verbal des participants ;
- Analyser la dynamique qui se construit ;
- Trouver des stratégies pour éviter la contamination du groupe (offrir la parole à ceux qui s’expriment peut souvent) ou pour maintenir le débat dans le réel et non dans l’idéal (effet caricature) ;
- Utiliser les stratégies (le STOP) pour permettre au groupe de décanter ces émotions et de se connecter à plus de rationnel.
L’animateur doit savoir être présent sans s’engager dans les discussions.
- Il est chaleureux et attentif à l’écoute de tous sans exception ;
- Il anime les débats sans prendre position ;
- Il ne donne jamais son point de vue sur un thème, reste neutre à ce niveau ;
- Il retourne au groupe toute question qui lui est posée concernant le contenu ;
- Il évite de montrer qu’il partage l’opinion de quelqu’un et qu’il est en désaccord avec un autre par ses manifestations non verbales ;
- Il doit diriger le groupe sans être directif ;
- Il évite toute attitude autoritaire et rigide ;
- Il reste souple tout en veillant à ce que les objectifs fixés soient respectés ;
- Enfin, il doit faire vivre aux participants une expérience positive de vie et de relations humaines !
A la fin de la séance du focus group
Remerciez les participants et offrez-leur si possible des rafraîchissements. Si vous devez conduire plusieurs FG, prenez soin de mettre 30 mn d’intervalle entre les différentes sessions. Cela permet au facilitateur et au preneur de notes de se retrouver immédiatement après la session pour s’assurer que toutes les observations importantes ont été enregistrées. C’est aussi l’occasion de discuter de l’ensemble des problèmes rencontrés au cours de la dernière session et d’entreprendre les modifications nécessaires.
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