| Titre : | Etude sur l’état des lieux des infrastructures et équipements des Centres d’Education de Base Non Formelle (CEBNF) et des Centres Pré-Scolaires Communautaires (CPC) soutenus par l’Unicef | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs : | ROCARE Cameroun, Auteur; Honoré MIMCHE, Auteur; Pierre FONKOUA; Brigitte Matchinda; Léopold DIFFO | | Editeur : | ROCARE Cameroun | | Année de publication : | 2007 | | Note générale : | Programme d’Education de Base
Gouvernement du Cameroun/Unicef
Etude sur l’état des lieux des infrastructures et équipements des Centres d’Education de Base Non Formelle (CEBNF) et des Centres Pré-Scolaires Communautaires (CPC) soutenus par l’Unicef
RESEAU OUEST ET CENTRE AFRICAIN DE RECHERCHE EN EDUCATION - Coordination Nationale du Cameroun
- Brigitte MATCHINDA
- Léopold DIFFO
- Honoré MIMCHE
- Pierre FONKOUA
FONDS DES NATIONS UNIES POUR L’ENFANCE - Bureau de Yaoundé
- Marcel OUATTARA
- Joséphine MBARGA
- Liliane NJOCK
ROCARE-Cameroun/Unicef
Yaoundé, Février 2007
| | Langues : | Français (fre) | | | | Résumé : | L’étude sur « L’état des lieux des infrastructures et équipements des Centres d’Education de Base Non Formelle (CEBNF) et des Centres Préscolaires Communautaires (CPC) soutenus par l’UNICEF » est réalisée dans le cadre des Programmes « Education de Base » et « Survie et Développement Intégré du Jeune Enfant ». Ces programmes ont pour but, entre autres, d’assurer à tous les enfants les mêmes chances d’accès à une éducation de qualité. Ils contribuent par là à la réalisation de l’un des Objectifs du Millénaire pour le Développement, à savoir l’universalisation de l’enseignement primaire.
La promotion de l'éducation en général, et celle des filles en particulier, requiert un effort, une attention et une synergie étroite de tous les partenaires de la communauté éducative. Aussi, chaque Etat s'efforce-t-il d'éliminer tous les obstacles à l'éducation, qu’ils soient sociaux, culturels, économiques, matériels ou infrastructurels.
Le Gouvernement du Cameroun dans cette optique, s’est investi à améliorer l’offre d’éducation par la création, la construction et l’équipement de nombreuses écoles maternelles, primaires et normales. Mais avec un accroissement rapide de la population scolarisable dans un contexte socio-économique de crise, il s’est posé le problème de carence des structures d’accueil dont la conséquence immédiate est la déscolarisation ou la sous-scolarisation notoire des enfants en général et des filles en particulier. Cette déscolarisation est renforcée par certains facteurs tels que le déficit en enseignants (qualifiés surtout) et les conditions précaires dans lesquelles ils sont appelés à travailler. Il en résulte une faiblesse de l’offre de l’Education Formelle.
L’heure est désormais à la recherche des stratégies devant permettre de donner une seconde chance d’éducation à ceux qui se trouvent hors du système formel et permettre un accroissement de l’offre d’éducation de qualité. C’est ainsi que les communautés ayant intégré l’approche non formelle de l’éducation ont pris l’initiative, avec l’appui des ONGs de mettre sur pied les Centres d’Education de Base Non Formelle (CEBNF) et les Centres Préscolaires Communautaires (CPC), autrement appelés Ecoles Maternelles Communautaires (EMC), que l’on rencontre le plus souvent dans les zones sous-scolarisées ou encore Zones d’Education Prioritaire (ZEP). L’UNICEF en tant que promoteur des droits de l’enfant et de son éducation (formelle ou non), se positionne comme un partenaire soucieux de l’encadrement pédagogique, de l’état des infrastructures et des équipements, conditions indispensables pour bâtir un cadre scolaire propice à une éducation de qualité.
C’est dans ce contexte qu’est intervenue cette étude dont le but est de fournir un ensemble d’informations pouvant servir d’alerte précoce et d’aide à la décision sur la pertinence des interventions déjà menées et celles à mener dans les zones de l’enquête. L’étude se proposait essentiellement de:
a) jauger la fonctionnalité physique et pédagogique (personnel, équipement, etc.) des CEBNF et CPC soutenus par l’UNICEF ;
b) recenser les besoins en réhabilitation physique, en matériel pédagogique et en équipement ;
c) apprécier les possibilités d’extension de l’initiative aux centres d’éducation de base non formelle encadrés par l’ONG FEED à Douala ;
Sur le plan méthodologique, les données de l’étude ont été recueillies dans les CEBNF et CPC des arrondissements des provinces suivantes :
- Adamaoua : Ngaoundéré, Bélel et Meiganga;
- Est : Bertoua et Abong-Mbang;
- Extrême Nord : Maroua et Mora;
- Littoral : Douala 3 et 5
L’étude, de nature évaluative et prospective, s’est servie d’un ensemble d’outils de collecte de données :
• la recherche documentaire,
• l’observation, les entretiens,
• les discussions de groupe,
• la prise de vue.
Les informations obtenues mettent en relief un certain nombre de résultats :
De manière générale, l’initiative de création des CPC et CEBNF reste fondamentalement motivée par le souci des communautés de répondre à une demande et un besoin significatifs de scolarisation et d’alphabétisation sous l’instigation des ONG locales d’encadrement., dans un contexte où l’offre fait le plus souvent défaut. Dans ce sens, ces centres permettent aux communautés restées longtemps en marge des défis du développement national d’affirmer leur appartenance à une communauté nationale et par conséquent, leur intégration à cette entité sociale. Aussi, les centres d’éducation de base non formelle présentent-ils pour chacune des localités étudiées, une certaine spécificité dans leur fonctionnalité physique, pédagogique et en équipements ; cela dans la mesure où, contrairement aux écoles formelles, ils restent une pure création de la communauté.
Concernant la fonctionnalité physique, les centres sont situés soit dans un domaine rétrocédé à l’institution par les autorités traditionnelles, soit dans des propriétés immobilières léguées par des élites, à la demande de la communauté ou cédées/louées temporairement.
Les centres sont confrontés aux problèmes d’accès et d’approvisionnement en eau. Cependant, les CPC de l’Arrondissement de Maroua sont équipés en canaris, ceux de l’Est en récipients en plastique et ceux de l’Adamaoua en filtres à eau.
Aucun CPC ni CEBNF ne dispose à proprement parler de cantine scolaire. Cependant, les familles prennent, dans la mesure de leurs possibilités, des dispositions individuelles nécessaires pour alimenter leur progéniture. Pour ce qui est des aspects liés à l’hygiène et aux conditions de vie, la plupart de centres de l’Extrême Nord, de même que certains de l’Est et de l’Adamaoua ont bénéficié de l’appui de l’UNICEF pour la construction de latrines séparées pour filles et garçons même si celles-ci ne sont parfois ni achevées, ni bien entretenues et nécessitent de sérieux travaux de réhabilitation. En outre, les équipements en soins de santé sont quasiment inexistants.
Les aires de jeux sont pour la plupart inexistantes, en dépit de la disponibilité de vastes espaces dans certains sites, du fait de l’ignorance de l’importance des activités ludiques pour l’épanouissement de l’enfant.
S’agissant de la fonctionnalité pédagogique, les CPC et CEBNF mobilisent environ 4509 apprenants dont 51 % de filles, et 103 animateurs dont 19 dans l’Adamoua, 25 dans l’Extrême-Nord, 51 à l’Est et 08 à Douala. Bien qu’ayant été régulièrement dotés en fournitures scolaires et en matériel de cuisine pour certains centres, la principale difficulté qui fait obstacle au fonctionnement harmonieux de ces structures reste le besoin en matériel didactique et en équipement.
Les animateurs n’ont généralement pas une formation initiale et leurs salaires, irréguliers, oscillent entre 5 000 et 50 000 francs CFA Cela justifie leur démobilisation et leur absence à leur poste de travail surtout dans l’Adamaoua et dans l’Extrême Nord.
Les ONG et les autres partenaires contribuent au renforcement des capacités des animateurs par l’organisation des rencontres pédagogiques. Seulement, une telle assistance n’étant ni systématique, ni régulière se révèle moins satisfaisante pour l’ensemble du personnel.
Les besoins en réhabilitation sont réels. Sur le plan infrastructurel, les investissements consentis s’avèrent insuffisants et nécessitent pour leur utilisation durable des interventions sur le plan de la maintenance et /ou de l’entretien,
Par ailleurs, les formes de participation communautaire ne permettent pas de répondre à tous les besoins posés par les impératifs de fonctionnalité de ces structures. En effet, la faiblesse des coûts de l’éducation supportés par les parents (frais de scolarité : entre 2000 et 3000 francs dans les CEBNF et 4000 francs en moyenne dans les CPC) limite les capacités de ces centres à s’équiper chaque année en matériel didactique et à fonctionner de manière autonome.
Malgré les impondérables qui fragilisent le fonctionnement des CPC et des CEBNF, l’importance de cette approche de l’éducation n’est plus à démontrer tant elle contribue à la scolarisation d’une proportion importante de la population scolarisable.. En outre, tout en facilitant le développement de compétences de vie courante, certaines de ces institutions assurent, dans un cadre relativement sécurisé, l’intégration sociale et quelquefois socioprofessionnelle des enfants. Aussi, la sélection des centres éligibles aux appuis à apporter pour leur fonctionnement et la consolidation de ces appuis apparaissent-elles salutaires pour l’atteinte effective des objectifs escomptés par le Gouvernement Camerounais et ses partenaires au développement. Pour y parvenir chaque acteur doit prendre ses responsabilités afin que les actions entreprises en synergie puissent favoriser une meilleure fonctionnalité physique et pédagogique des CEBNF et CPC, seul gage de résultats appréciables.
Aussi, au titre des recommandations majeures:
Le MINEDUB doit compléter les orientations stratégiques en matière d’EBNF au Cameroun en définissant clairement le cadre institutionnel y relatif.
Les ONG qui encadrent les CPC et les CEBNF sur le terrain doivent collaborer davantage avec l’Etat afin de mieux asseoir cette initiative, respecter les cahiers de charges et contribuer aux actions de plaidoyer pour assurer la pérennité des interventions.
Les communautés doivent développer des activités génératrices de revenus pour participer davantage et jouer pleinement leur rôle dans la scolarisation de leurs enfants. Elles doivent, en outre, mener un véritable plaidoyer pour la prise en charge des salaires des animateurs communautaires par les élus locaux.
Les collectivités locales décentralisées doivent apporter un appui pour la mise en place des structures d’accueil et des stratégies d’autofinancement en développant les programmes de sensibilisation et d’animation socio culturels
Les partenaires au développement (dont l’UNICEF) doivent faire le plaidoyer pour la mise en œuvre effective du cadre institutionnel des CPC/CEBNF
| | Catégories : | Etudes Nationales - National Studies:Cameroun
| | | | En ligne : | http://www.rocare.org/Etude_CEBNF_CPC.pdf | | Format de la ressource électronique : | pdf |
Etude sur l’état des lieux des infrastructures et équipements des Centres d’Education de Base Non Formelle (CEBNF) et des Centres Pré-Scolaires Communautaires (CPC) soutenus par l’Unicef [texte imprimé] / ROCARE Cameroun, Auteur; Honoré MIMCHE, Auteur; Pierre FONKOUA; Brigitte Matchinda; Léopold DIFFO . - [S.l.] : ROCARE Cameroun, 2007. Programme d’Education de Base
Gouvernement du Cameroun/Unicef
Etude sur l’état des lieux des infrastructures et équipements des Centres d’Education de Base Non Formelle (CEBNF) et des Centres Pré-Scolaires Communautaires (CPC) soutenus par l’Unicef
RESEAU OUEST ET CENTRE AFRICAIN DE RECHERCHE EN EDUCATION - Coordination Nationale du Cameroun
- Brigitte MATCHINDA
- Léopold DIFFO
- Honoré MIMCHE
- Pierre FONKOUA
FONDS DES NATIONS UNIES POUR L’ENFANCE - Bureau de Yaoundé
- Marcel OUATTARA
- Joséphine MBARGA
- Liliane NJOCK
ROCARE-Cameroun/Unicef
Yaoundé, Février 2007
Langues : Français ( fre) | | | Résumé : | L’étude sur « L’état des lieux des infrastructures et équipements des Centres d’Education de Base Non Formelle (CEBNF) et des Centres Préscolaires Communautaires (CPC) soutenus par l’UNICEF » est réalisée dans le cadre des Programmes « Education de Base » et « Survie et Développement Intégré du Jeune Enfant ». Ces programmes ont pour but, entre autres, d’assurer à tous les enfants les mêmes chances d’accès à une éducation de qualité. Ils contribuent par là à la réalisation de l’un des Objectifs du Millénaire pour le Développement, à savoir l’universalisation de l’enseignement primaire.
La promotion de l'éducation en général, et celle des filles en particulier, requiert un effort, une attention et une synergie étroite de tous les partenaires de la communauté éducative. Aussi, chaque Etat s'efforce-t-il d'éliminer tous les obstacles à l'éducation, qu’ils soient sociaux, culturels, économiques, matériels ou infrastructurels.
Le Gouvernement du Cameroun dans cette optique, s’est investi à améliorer l’offre d’éducation par la création, la construction et l’équipement de nombreuses écoles maternelles, primaires et normales. Mais avec un accroissement rapide de la population scolarisable dans un contexte socio-économique de crise, il s’est posé le problème de carence des structures d’accueil dont la conséquence immédiate est la déscolarisation ou la sous-scolarisation notoire des enfants en général et des filles en particulier. Cette déscolarisation est renforcée par certains facteurs tels que le déficit en enseignants (qualifiés surtout) et les conditions précaires dans lesquelles ils sont appelés à travailler. Il en résulte une faiblesse de l’offre de l’Education Formelle.
L’heure est désormais à la recherche des stratégies devant permettre de donner une seconde chance d’éducation à ceux qui se trouvent hors du système formel et permettre un accroissement de l’offre d’éducation de qualité. C’est ainsi que les communautés ayant intégré l’approche non formelle de l’éducation ont pris l’initiative, avec l’appui des ONGs de mettre sur pied les Centres d’Education de Base Non Formelle (CEBNF) et les Centres Préscolaires Communautaires (CPC), autrement appelés Ecoles Maternelles Communautaires (EMC), que l’on rencontre le plus souvent dans les zones sous-scolarisées ou encore Zones d’Education Prioritaire (ZEP). L’UNICEF en tant que promoteur des droits de l’enfant et de son éducation (formelle ou non), se positionne comme un partenaire soucieux de l’encadrement pédagogique, de l’état des infrastructures et des équipements, conditions indispensables pour bâtir un cadre scolaire propice à une éducation de qualité.
C’est dans ce contexte qu’est intervenue cette étude dont le but est de fournir un ensemble d’informations pouvant servir d’alerte précoce et d’aide à la décision sur la pertinence des interventions déjà menées et celles à mener dans les zones de l’enquête. L’étude se proposait essentiellement de:
a) jauger la fonctionnalité physique et pédagogique (personnel, équipement, etc.) des CEBNF et CPC soutenus par l’UNICEF ;
b) recenser les besoins en réhabilitation physique, en matériel pédagogique et en équipement ;
c) apprécier les possibilités d’extension de l’initiative aux centres d’éducation de base non formelle encadrés par l’ONG FEED à Douala ;
Sur le plan méthodologique, les données de l’étude ont été recueillies dans les CEBNF et CPC des arrondissements des provinces suivantes :
- Adamaoua : Ngaoundéré, Bélel et Meiganga;
- Est : Bertoua et Abong-Mbang;
- Extrême Nord : Maroua et Mora;
- Littoral : Douala 3 et 5
L’étude, de nature évaluative et prospective, s’est servie d’un ensemble d’outils de collecte de données :
• la recherche documentaire,
• l’observation, les entretiens,
• les discussions de groupe,
• la prise de vue.
Les informations obtenues mettent en relief un certain nombre de résultats :
De manière générale, l’initiative de création des CPC et CEBNF reste fondamentalement motivée par le souci des communautés de répondre à une demande et un besoin significatifs de scolarisation et d’alphabétisation sous l’instigation des ONG locales d’encadrement., dans un contexte où l’offre fait le plus souvent défaut. Dans ce sens, ces centres permettent aux communautés restées longtemps en marge des défis du développement national d’affirmer leur appartenance à une communauté nationale et par conséquent, leur intégration à cette entité sociale. Aussi, les centres d’éducation de base non formelle présentent-ils pour chacune des localités étudiées, une certaine spécificité dans leur fonctionnalité physique, pédagogique et en équipements ; cela dans la mesure où, contrairement aux écoles formelles, ils restent une pure création de la communauté.
Concernant la fonctionnalité physique, les centres sont situés soit dans un domaine rétrocédé à l’institution par les autorités traditionnelles, soit dans des propriétés immobilières léguées par des élites, à la demande de la communauté ou cédées/louées temporairement.
Les centres sont confrontés aux problèmes d’accès et d’approvisionnement en eau. Cependant, les CPC de l’Arrondissement de Maroua sont équipés en canaris, ceux de l’Est en récipients en plastique et ceux de l’Adamaoua en filtres à eau.
Aucun CPC ni CEBNF ne dispose à proprement parler de cantine scolaire. Cependant, les familles prennent, dans la mesure de leurs possibilités, des dispositions individuelles nécessaires pour alimenter leur progéniture. Pour ce qui est des aspects liés à l’hygiène et aux conditions de vie, la plupart de centres de l’Extrême Nord, de même que certains de l’Est et de l’Adamaoua ont bénéficié de l’appui de l’UNICEF pour la construction de latrines séparées pour filles et garçons même si celles-ci ne sont parfois ni achevées, ni bien entretenues et nécessitent de sérieux travaux de réhabilitation. En outre, les équipements en soins de santé sont quasiment inexistants.
Les aires de jeux sont pour la plupart inexistantes, en dépit de la disponibilité de vastes espaces dans certains sites, du fait de l’ignorance de l’importance des activités ludiques pour l’épanouissement de l’enfant.
S’agissant de la fonctionnalité pédagogique, les CPC et CEBNF mobilisent environ 4509 apprenants dont 51 % de filles, et 103 animateurs dont 19 dans l’Adamoua, 25 dans l’Extrême-Nord, 51 à l’Est et 08 à Douala. Bien qu’ayant été régulièrement dotés en fournitures scolaires et en matériel de cuisine pour certains centres, la principale difficulté qui fait obstacle au fonctionnement harmonieux de ces structures reste le besoin en matériel didactique et en équipement.
Les animateurs n’ont généralement pas une formation initiale et leurs salaires, irréguliers, oscillent entre 5 000 et 50 000 francs CFA Cela justifie leur démobilisation et leur absence à leur poste de travail surtout dans l’Adamaoua et dans l’Extrême Nord.
Les ONG et les autres partenaires contribuent au renforcement des capacités des animateurs par l’organisation des rencontres pédagogiques. Seulement, une telle assistance n’étant ni systématique, ni régulière se révèle moins satisfaisante pour l’ensemble du personnel.
Les besoins en réhabilitation sont réels. Sur le plan infrastructurel, les investissements consentis s’avèrent insuffisants et nécessitent pour leur utilisation durable des interventions sur le plan de la maintenance et /ou de l’entretien,
Par ailleurs, les formes de participation communautaire ne permettent pas de répondre à tous les besoins posés par les impératifs de fonctionnalité de ces structures. En effet, la faiblesse des coûts de l’éducation supportés par les parents (frais de scolarité : entre 2000 et 3000 francs dans les CEBNF et 4000 francs en moyenne dans les CPC) limite les capacités de ces centres à s’équiper chaque année en matériel didactique et à fonctionner de manière autonome.
Malgré les impondérables qui fragilisent le fonctionnement des CPC et des CEBNF, l’importance de cette approche de l’éducation n’est plus à démontrer tant elle contribue à la scolarisation d’une proportion importante de la population scolarisable.. En outre, tout en facilitant le développement de compétences de vie courante, certaines de ces institutions assurent, dans un cadre relativement sécurisé, l’intégration sociale et quelquefois socioprofessionnelle des enfants. Aussi, la sélection des centres éligibles aux appuis à apporter pour leur fonctionnement et la consolidation de ces appuis apparaissent-elles salutaires pour l’atteinte effective des objectifs escomptés par le Gouvernement Camerounais et ses partenaires au développement. Pour y parvenir chaque acteur doit prendre ses responsabilités afin que les actions entreprises en synergie puissent favoriser une meilleure fonctionnalité physique et pédagogique des CEBNF et CPC, seul gage de résultats appréciables.
Aussi, au titre des recommandations majeures:
Le MINEDUB doit compléter les orientations stratégiques en matière d’EBNF au Cameroun en définissant clairement le cadre institutionnel y relatif.
Les ONG qui encadrent les CPC et les CEBNF sur le terrain doivent collaborer davantage avec l’Etat afin de mieux asseoir cette initiative, respecter les cahiers de charges et contribuer aux actions de plaidoyer pour assurer la pérennité des interventions.
Les communautés doivent développer des activités génératrices de revenus pour participer davantage et jouer pleinement leur rôle dans la scolarisation de leurs enfants. Elles doivent, en outre, mener un véritable plaidoyer pour la prise en charge des salaires des animateurs communautaires par les élus locaux.
Les collectivités locales décentralisées doivent apporter un appui pour la mise en place des structures d’accueil et des stratégies d’autofinancement en développant les programmes de sensibilisation et d’animation socio culturels
Les partenaires au développement (dont l’UNICEF) doivent faire le plaidoyer pour la mise en œuvre effective du cadre institutionnel des CPC/CEBNF
| | Catégories : | Etudes Nationales - National Studies:Cameroun
| | | | En ligne : | http://www.rocare.org/Etude_CEBNF_CPC.pdf | | Format de la ressource électronique : | pdf |
|